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Un Arrêté Royal à l'arrêt !

L'empressement avec lequel Maggy DE BLOCK, notre Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, a décidé de suspendre l'arrêté royal du 14.01.2018, modifiant les conditions de remboursement des examens de dépistage du sein, n'a pas manqué de nous surprendre et de nous étonner.
Nous aurions pu croire à un poisson d'avril, mais il n'en fut rien.

Rappelons que cet arrêté royal prévoyait, à partir du 1e avril, sauf exception pour les cas à hauts risques, la suppression du remboursement des mammographies pour les femmes de moins de 45 ans et de plus de 74 ans. De plus, il n'autorisait qu'un seul dépistage annuel pour les femmes âgées entre 45 et 50 ans et de même qu'un seul dépistage tous les 2 ans pour celles âgées entre 50 et 74 ans.

Cet arrêté royal, signé par la Ministre, ne faisait que traduire dans un texte légal les propositions émises par le Comité technique médical de l'I.N.A.M.I. après sept années de discussion.
Des discussions devenues vaines depuis la suspension de cet arrêté royal qui n'a pas manqué de soulever une vague de protestations tant citoyennes que politiques.
Une pétition lancée, via les réseaux sociaux, a récolté plus de 27.000 signatures ; de quoi peut-être faire trembler notre Ministre ?
A cela, s'ajoute également l'opposition du Mouvement Réformateur qui déplorait l'absence de concertation au sein du Gouvernement fédéral et donc, l'impossibilité de soutenir cet arrêté royal qui limite le remboursement de plusieurs prestations à certaines catégories de femmes.
Serait-ce la goutte d'eau qui a fait déborder la coupe et contraindre Maggy DE BLOCK à suspendre son arrêté royal ?

Et pourtant, suivant la Fondation contre le cancer, les modifications contenues dans cet arrêté royal ont pour objectif une réorganisation des instruments de dépistage afin d'avoir un coût-efficacité optimal et d'éviter des examens dont l'utilité n'est pas démontrée.
Pour Maggy DE BLOCK, cet arrêté devait augmenter la qualité et la participation du dépistage. Elle relève également qu'il y a eu un vent de panique au sujet de cette mesure et que les femmes ont été mal informées.
A chacun d'en tirer les conclusions.

Le dépistage du cancer, nous ne pouvons que le constater, est devenu un sujet à polémique avec des débats contradictoires, certains privilégiant un dépistage systématique et d'autres, un dépistage basé sur les risques individuels.
Personne n'oserait contester l'utilité du dépistage du cancer, mais son approche peut être différente. N'oublions pas que le cancer du sein est la deuxième cause de mortalité chez la femme et qu'elle a diminué de 25% en 15 ans. Si la maladie touche principalement les plus de 50 ans (75% des cas), les jeunes ne sont pas moins épargnées.
Nullement compétent pour émettre un avis scientifique pour ou contre tel mode de dépistage, il y a lieu de soutenir le dépistage dont l'efficacité est démontrée.

Avec 9.000 nouveaux cas de cancer par an dans notre pays, la lutte contre le cancer est plus que jamais nécessaire et elle passe par la prévention et le dépistage.
Cette maladie éprouvante, qu'est le cancer du sein, affecte les femmes dans leur corps et dans leur coeur, ne l'oublions pas !

"Il n'y a pas d'échec, il n'y a que des leçons" (Eric DOMB)

E. DENOEL
Président

 

 

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