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Un regard sur…

Il n'entre pas dans nos intentions de commenter l'actualité politique de ces dernières semaines.
Toutefois, un constat s'impose : la révélation de l'affaire PUBLIFIN a fortement secoué l'opinion publique, choquée par les abus et dérives éthiques à charge de plusieurs mandataires publics.

A l'heure où le désintérêt pour la politique va grandissant, un tel scandale creuse encore davantage le fossé qui sépare déjà le citoyen de l'homme politique.

C'est en contribuant prioritairement à la construction d'une société, qui repose sur l'équité, la justice et la probité, que nos responsables politiques regagneront la confiance de leurs concitoyens, indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie.
Une confiance qui doit reposer sur la loyauté et le respect et s'exprimer dans un dialogue recherchant l'épanouissement de chaque individu face aux incertitudes de l'avenir.

Les promesses électorales, sans lendemain, n'engendrent que méfiance et déception, car gouverner, ce n'est pas faire croire.
La démocratie ne prend pleinement son sens que si elle se prolonge dans les projets de donner à la société un visage d'humanité et de justice (Michel GAUCHET).

A nos responsables politiques de rechercher l'équilibre entre besoins et attentes de la population, entre bien commun et bien particulier, car, trop souvent, les décisions reposent sur des chiffres et statistiques qui peuvent masquer la réalité du terrain.

Faire de la politique, ce n'est pas uniquement réaliser de grands projets de génie civil, mais c'est aussi, s'intéresser activement aux conditions dans lesquelles les gens vivent au quotidien.
Non pas une politique qui crée de l'assistance, mais une politique orientée vers l'autonomie et la dignité.

Le vécu de beaucoup de nos citoyens s'avère difficile, et l'espoir d'une société plus humaine et plus solidaire s'éloigne, chaque jour, face à une économie mondiale et ultra-libérale.

La population belge se fragilise et la fracture sociale entre citoyens s'agrandit ; suivant le Ministère belge de l'Economie, en 2015, le risque de pauvreté monétaire touchait 15% de la population et plus d'un belge sur cinq représentait un risque de pauvreté ou d'exclusion sociale.
Il y a lieu de savoir que le risque de pauvreté se situe au niveau d'un revenu inférieur à 1.083 € pour les personnes isolées et de 2.274 € pour les ménages composés de 2 adultes et de 2 enfants.
Les familles monoparentales et les chômeurs sont les catégories de citoyens les plus exposés au risque de pauvreté.

Sans la sécurité sociale, le risque de pauvreté atteindrait 27% de la population.
Le remboursement des soins de santé, le paiement des pensions, des indemnités d'incapacité de travail et d'invalidité et des allocations de chômage sont des instruments de protection sociale qui, en cas de maladie ou perte de revenus du travail, permettent de continuer à vivre dans la dignité.
Toutefois, osons espérer que la réforme du financement de la sécurité sociale ne mette celle-ci en danger car, "elle est un élément essentiel de la cohésion sociale et du mieux vivre ensemble".

"Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier" (Martin LUTHER KING)

E. DENOEL
Président

 

Au sommaire de ce numéro :

  • Editorial
    • Un regard sur...
  • Prévention
    • L'alcoolisation foetale
  • Infos Mut
    • Incapacité de travail, prime annuelle
    • Fin d’incapacité de travail
    • Responsabilisation en cas d’incapacité de travail
    • Accord médico-mutualiste
    • Tarif des médecins généralistes
    • BIM et DMG
  • Dossier senior
    • La maltraitance
  • Infos régionales
  • Dossier seniors
    • Le protocole disparition
  • MN Vacances
    • En Belgique
    • A l'étranger
  • Prévention
    • Votre enfant et le soleil
  • Horizons Jeunesse
    • Nos vacances pour jeunes

 

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